Le Ring à Genève

UNE SEMAINE A GENEVE POUR LA REPRESENTATION DU RING

 

 

 

 

Du 11 mars au 18 mars  6 adhérents du Cercle Richard Wagner de Toulouse Occitanie ont assisté à Genève  à la représentation du Ring au Grand Théâtre de Genève.

 

 

 

 

 

 

Pour sa réouverture , le Grand Théâtre réhabilité et rénové a été inauguré en  février 2019 avec le premier cycle du « Ring des Nibelungen. »

Ce Ring est une reprise de la production de Dieter Dorn et Jürgen Rose de 2012/2013. Dans la fosse l’orchestre de la Suisse Romande est dirigé par Georg Fritzsch, le Chœur du Grand Théâtre de Genève
a été préparé par son chef, Alan Woodbridge .

Direction musicale Georg Fritzsch
Mise en scène Dieter Dorn
Décors & costumes Jürgen Rose
Dramaturgie Hans-Joachim Ruckhäberle
Lumières Tobias Löffler
Expression corporelle Heinz Wanitschek

 

 

 

 

Dieter Dorn

Georg Fritzsch

 

Nous avons été accueillis par nos amis suisses avec une grande amitié et une grande gentillesse qui nous ont  beaucoup touchés.

 

 

 

 

 

 

Si au début de notre séjour le temps était glacial et très gris, le soleil qui revint au cours de la semaine nous permit de découvrir cette belle ville calme et sereine, son centre historique où nous avions notre hôtel et les promenades autour du Lac Léman, site vraiment idyllique.

 

 

 

 

 

 

 

Le 12 mars prologue  avec Rheingold.

Wotan Tómas Tómasson
Donner Stephan Genz
Froh Christoph Strehl
Loge Stephan Rügamer
Fasolt Alexey Tikhomirov
Fafner Taras Shtonda
Alberich Tom Fox
Mime Dan Karlström
Fricka Ruxandra Donose
Freia Agneta Eichenholz
Erda Wiebke Lehmkuhl
Woglinde Polina Pastirchak
Wellgunde Carine Séchaye
Flosshilde Ahlima Mhamdi

Le plateau de chant était homogène, la mise en scène était sans grande originalité, la  direction d’orchestre manquait de nuances et les cuivres  de justesse à maintes reprises, demain la Walkyrie….

Le 13 mars  première journée avec la Walkyrie

Siegmund Will Hartmann
Wotan Tómas Tómasson
Hunding Alexey Tikhomirov
Sieglinde Michaela Kaune
Brünnhilde Petra Lang
Fricka Ruxandra Donose
Gerhilde Katja Levin
Ortlinde Marion Ammann
Waltraute Lucie Roche
Schwertleite Ahlima Mhamdi
Helmwige Karen Foster
Siegrune Héloïse Mas
Grimgerde Rena Harms
Rossweisse Roswitha Christina Müller

La mise en scène de Dieter Dorn est  d’une grand lisibilité, épurée et très esthétique.

Tomas Tomasson campe un Wotan aux qualités scéniques et vocales remarquables.

 

 

 

Petra Lang est une Brünnhilde pleine d’énergie et sa voix qui  n’a rien perdu de sa puissance nous captive. On peut regretter au premier acte un Siegmund très faible, mais qui se rattrapera deuxième acte. La direction de Georg Fritzsch à qui on a reproché   de faire de la musique de chambre, enflamme au contraire l’orchestre..

Le 15 mars : deuxième journée avec Siegfried.

Siegfried Michael Weinius
Mime Dan Karlström
Der Wanderer Tómas Tómasson
Alberich Tom Fox
Fafner Taras Shtonda
Erda Wiebke Lehmkuhl
Brünnhilde Petra Lang
L’Oiseau de la forêt Uliana Alexyuk

Michael Weinius

Très bonne surprise avec Michael Weinius qui campe un Siegfried plein d’émotions avec une voix très juste, peut être avec un manque de puissance, mais on a déjà entendu de tellement mauvais Siegfried..Sa corpulence enlève peut être aussi un peu d’énergie à l’ensemble du premier acte, mais ne soyons pas toujours trop critique….. La scène des questions entre Mime, Dan Karlström et le Wanderer, Tomas Tomasson est impressionnante et reflète parfaitement la parfaite direction d’acteur qui nous donnera un splendide duo entre Alberich, Tom Fox et le Wanderer.

 

 

 

 

        

Dan Karlström                                                                                  Tom Fox

La mise en scène reste toujours aussi lisible, claire et poétique. Rien de bien nouveau certes mais cela fait du bien de ne pas passer son temps à deviner les lectures des metteurs en scène…Le dernier acte avec le réveil de Brünnhilde est très fort et intense, Petra Lang joue de sa voix ample et puissante. La direction d’orchestre de Georg Fritzsch amplifie les émotions ressenties. Une belle ovation bien méritée!!!!!

Le 17 mars en matinée, dernière journée… déjà…

le Crépuscule des Dieux

Siegfried Michael Weinius
Gunther Mark Stone
Hagen Jeremy Milner
Alberich Tom Fox
Brünnhilde Petra Lang
Gutrune Agneta Eichenholz
Waltraute Michelle Breedt
1ère Norne Wiebke Lehmkuhl
2ème Norne Roswitha Christina Müller
3ème Norne Karen Foster
Woglinde Polina Pastirchak
Wellgunde Carine Séchaye
Flosshilde Ahlima Mhamdi
Deux chasseurs Rémi Garin & Peter Baekeun Cho

Dès l’ouverture nous sentons que l’orchestre va vibrer et se déployer. Le décor toujours aussi pur, simple mais tellement juste accompagne les chanteurs et sous-tend notre émotion. Petra Lang jusqu’à l’immolation avec sa voix » aux graves de velours et aux aigus vif argent » campe une Brünnhilde amoureuse, blessée, vengeresse. Michael Weinius est Siegfried, son jeu d’acteur est parfait et sa voix juste et héroïque.

Gudrun incarnée par Agneta Eichenholz donne à son personnage beaucoup de profondeur et de classe.

 

Hagen et ses chasseurs tous de noir vêtus donnent à la scène de la mort de Siegfried une sourde sauvagerie. Le monde des dieux et des humains est englouti dans le Rhin et le dernier thème de la rédemption se joue alors que la scène se vide totalement, ce n’est plus que le néant.

La salle applaudit debout. Quelle réussite!

Annie Lasbistes, Mars 2019,

avec le concours d’Anne-Elizabeth Agrech

 

WAGNERWELT, avril 2019

Un premier opuscule consacré au Roi Louis II vient de sortir «  Des fleurs pour le Roi Louis II de Bavière » avec des textes de G.L. Schauenberg, J. Baltz, J. de la Faye. Dans son roman, traduit, Joseph Bajuvar fait part d’une discussion entre le roi et l’héroïne en désaccord sur la musique de Richard Wagner ( éditeurs Books on Demand, date de parution13/02/2019).

 

Le Président du Cercle de Lyon Pascal Bouteldja nous conseille « Wagner et les Philosophes » sous la direction d’Alain Corbellari et Christophe Imperiali, aux éditions « l’âge d’homme » dans la collection «  Etre et devenir »

On ne se laissera pas intimider par la table des matières qui aligne Nietzsche, Adorno, Deleuze, Badiou. La lecture se veut claire et stimulante et permet de renouveler la perspective des écrits de Richard Wagner.

 

Jean-Jacques Nattiez vient de publier aux Presses de l’Université de Montréal « Les récits cachés de Richard Wagner ».

 

Selon des rumeurs le Ring programmé à Bayreuth en 2020 et mis en scène par Tatjana Gürbaca serait dirigé par Riccardo Muti.

 

 

Les maisons d’opéra dévoilent  leur future saison : à Dresde Christian Thielemann dirigera une nouvelle production des Maitres Chanteurs de Nüremberg avec Georg Zeppenfeld, Klaus Florian Vogt, Christa Mayer….

Un nouveau Ring est en préparation au Deutsche Oper de Berlin. Il sera mis en scène par Stefan Herheim. Le Rheingold est programmé pour juin 2020, dans deux ans on aura des cycles complets ….

Vincent Borel que nous avons reçu au mois  de janvier, dans le cadre de la semaine franco-allemande, au Goethe Institut, vient de recevoir le Prix Coup de Coeur  France Musique des Muses, pour son roman « La Vigne écarlate » sur la vie d’Anton Bruckner.

 

 

Le Théâtre des Champs Elysées  programme pour la saison prochaine le Freischütz de Weber et La Femme sans Ombre de Richard Strauss ainsi qu’un récital Jonas Kaufmann.

 

Jonas Kaufmann  donnera également un récital à la Philharmonie de Paris.

Valéry Gergiev dirigera aussi à la Philharmonie de Paris Parsifal.

Rendez-vous d’avril 2019 : à propos d’Hector Berlioz

Le 13 avril à 10h30,

au salon Blanc de l’hôtel d’Assézat

nous avons le grand plaisir d’accueillir

Madame Marie Bernadette Fantin Epstein,

enseignant chercheur en littérature comparée,

Université Toulouse II Jean Jaurès.

 

L’année 2019 célèbre le 150ème anniversaire de la mort du compositeur Hector Berlioz dont la Symphonie Fantastique créée alors qu’il n’avait que 27 ans en fait un des plus grands compositeurs du XIX ème siècle. A cette occasion, le Cercle Richard Wagner de Toulouse Occitanie lui rend hommage en conviant Marie Bernadette Fantin Epstein à nous présenter :

«  HECTOR ET ESTELLE,

OU LA MEMOIRE TRANSFIGUREE »

 

 

 

 

A la fin de sa vie, Hector Berlioz retrouve celle qui fut l’amour de sa jeunesse, Estelle Duboeuf, devenue veuve Fornier et c’est elle, en fait, qui va ouvrir et clore les « Mémoires » du musicien, des mémoires qu’elle habite tout au long sous l’image de Stella Montis.

Le dramaturge hongrois Miklos Hubay (1918-2011) nous fait revivre cette rencontre avec humour et sensibilité dans sa pièce « Eux ils savent ce que c’est, l’amour » (1959).