Archives de catégorie : Représentations

mars 2020, nos conférences annulées

En raison de l’épidémie de Coronavirus,

SARS-CoV-2  au microscope électronique

Le Cercle Richard Wagner 

de Toulouse Occitanie,

a le grand regret d’annuler  les conférences :

de Michel OLIVIE, à propos de Siegfried, qui devait avoir lieu le mardi 17 mars à la Maison de la Citoyenneté  5 rue Paul Mériel, 31000 Toulouse

d’Eric CHAILLIER sur Beethoven et Wagner qui devait avoir lieu le samedi 21 mars à  10h 30 au salon Blanc de l’Hôtel d’Assézat

Ces conférences seront reportées   à l’automne 2020.

 

 

 

 

 

 

 

D’autres propos sur le Parsifal du Capitole de Toulouse

Ils étaient à Toulouse pour ce Parsifal, tant attendu par les Toulousains et voici leurs impressions :

Marie Aude Roux du Monde

 

Hugues Rameau-Crays, de Classique c’est Cool

 

Catherine Jordy de Forum Opéra

 

Hubert Stoecklin de Classique News.com

A propos de Parsifal au Capitole de Toulouse

Pour ceux qui ont vu le Parsifal donné au Théâtre du Capitole

entre le 26 janvier et le 4 février 2020,

et pour ceux qui ne l’ont pas vu,

voici quelques critiques :

 

Concert Classique

 

La Dépêche

 

Les Echos

 

Le Figaro

 

Olyrix

 

Res Musica

Richard Wagner et Figaro

Le Figaro du 24 janvier consacre deux pages entières à la passion Wagner qui s’empare des maisons d’opéras françaises en cette année 2020.

Vous trouverez trois articles de la plume des chroniqueurs amoureux de l’opéra du Figaro

 

Par Thierry Hillériteau

 

Par Christian Merlin

 

 

Par Ariane Bavelier

Parsifal au Capitole de Toulouse

La nouvelle année 2020 débute sous un ciel clément et le Théâtre du Capitole et son directeur Christophe Ghristi nous font un immense cadeau avec leur nouvelle production de Parsifal.

Les wagnériens toulousains, mais aussi ceux des quatre coins de France et d’Europe, l’attendent avec impatience.

Il est vrai que Parsifal est rare sur la scène toulousaine, bien que la création française de Parsifal ait failli être toulousaine. En effet le directeur du Théâtre du Capitole, Justin Boyer prépare la création française de cette œuvre dès l’annonce de la fin, au 31 décembre 1913, de l’exclusivité des droits détenus par le Festspielhaus de Bayreuth, mais cette création n’eut pas lieu du fait de la guerre franco-allemande survenue en 1914.

Ce n’est qu’au cours de la saison 1927-1928 que les toulousains découvrirent le 21 avril 1928, cette œuvre qui rencontra un très grand succès, le grand ténor Paul Franz était le Parsifal d’une des deux distributions de la série de 6 représentations dirigées superbement par Aymé Kunck, à tel point que le directeur de l’Opéra de Paris, l’immense Jacques Rouché tenta, en vain de lui proposer de prendre la direction de l’orchestre de l’Opéra.

Au cours de la saison 1950-1951, Parsifal fut donné en français par une distribution totalement francophone.

Ce n’est que 10 ans plus tard que Parsifal, revint à Toulouse en version allemande, noté comme excellent, dans la Dépêche du Midi, Fritz Uhl était Parsifal et Rita Gorr Kundry sous la direction d’Arnold Quennet.

En mars 1969, sous la direction du  chef franco-hongrois Georges Sebastian, une belle distribution avec Karl Josef Hering (Parsifal), Isabel Strauss, Hubert Hoffmann, Eduard Wollitz et Gustav Neidliger enchante  le Capitole.

Enfin, la dernière apparition de Parsifal à Toulouse n’intervient pas sur la scène du Théâtre du Capitole de Toulouse, mais dans la salle qui accueille depuis 1974 régulièrement les concerts de l’Orchestre du Capitole et parfois les opéras, à savoir la Halle aux grains de Toulouse, qui à cette occasion se transforme en un lieu magique selon l’impression qu’en retirèrent ceux qui ont eu le privilège d’assister à ces représentations en mars 1987 (dont plusieurs membres du Cercle Richard Wagner de Toulouse pour lesquelles ces représentations furent peut-être à l’origine de leur passion pour ce compositeur, ou tout au moins y contribuèrent ). La mise en scène et les décors étaient de Jean-Pierre Ponelle, les costumes de Pet Halmen et la direction musicale de Michel Plasson, qui lors d’une de ses rares apparitions dans la ville rose, depuis son départ en 2003 citera cette production comme une de ses grandes émotions musicales dans notre cité. La distribution réunissait dans les rôles principaux, Heinz Jürgen Demitz (Amfortas), Gerold Scheder (Titurel), Peter Meven (Gurnemanz) Barry Busse (Parsifal), Anthony Raffel ( Klingsor) et Nadine Denize (Kundry).

Photo : JC Meauxsoone.

Ce n’est donc que 50 ans plus tard que la sublime musique de Parsifal résonnera dans la salle historique du Capitole de Toulouse dans une nouvelle production mise en scène par Aurélien Bory et dirigée par Franck Beermann avec une magnifique distribution.

                                       Aurélien Bory                 Franck Beermann

N.Schukoff

 

 

               Peter RoseSophie Koch

  Mathias Goerne

 

Pierre Yves Pruvot

 

Julien Veronese

En partenariat avec le Théâtre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie, dans le cadre du Portrait/Paysage consacré à Aurélien Bory.

Diffusé sur France Musique le 29 février 2020 à 20h

Durée 5h30

26 janvier et 2 février 15h          28, 31 janvier et 4 février 18h

Tannhäuser Bayreuth 2019, la critique de Christian

Tannhäuser Bayreuth MMXIX

Merci à notre Cercle préféré de nous avoir permis d’assister à cette nouvelle production.

Sur Facedebouc et sur les réseaux asociaux, on trouve des critiques à charge, de la part de spécialistes qui ne l’ont pas vue. Grâce à iceux et icelles, il y a des places disponibles.

Sur la Colline sacrée, l’œuvre d’Art de l’Avenir est toujours expérimentale.

Dame Cosima, Messires Wieland et Wolfgang, respect et paix à vos âmes.

Notre Richard était, et serait encore dans la surprise de la nouveauté, et la provocation

Ouverture

Les hommes de théâtre ayant horreur du vide, la vidéo nous fait survoler la Wartburg, puis plonge dans la forêt, découvre une route, et un petit fourgon Citroën « tube ».

Quatre joyeux compagnons : Vénus au volant, Tannäuser en habit de clown, le petit nain (pléonasme) Oskar du film « Le Tambour » (Volker Schlöndorff), et un éphèbe LGBTP travesti transgenre etc. On n’a plus le droit de dire « y’a bon Banania », donc il est nommé  « Gâteau Chocolat ». Cette joyeuse équipée libertaire est rattrapée par le principe de réalité : jauge d’essence à zéro, glacière vide…

Arrêt à un Burger King pour faire le plein de malbouffe avec fausse carte bleue, et pour siphonner le carburant des autos du parking.

Un vigile s’interpose, se fait écraser par Vénus euphorique.

Acte I

Zu Viel ! Zu Viel !

C’en est trop pour Tannhäuser. Enfin une vraie faute à expier.

Tannhäuser est là et las, devant la photo de la Vénus de Botticelli.

L’équipe arrive de nuit en forêt de Grimm, devant une cabane de nains.

Gâteau Chocolat s’habille en Blanche Neige.

On entend l’appel des Sirènes à la radio.

Vénus et Gâteau Chocolat collent les affiches au slogan préféré de RW en 1848 :

« FREI IM WOLLEN ! »            (libre de vouloir)

« FREI IN THUN ! »                   (libre d’agir)

« FREI IN GENIESSEN ! »      (libre de jouir)

Scène de ménage Vénus Tannhäuser…

« Maria ! »

Tannhäuser saute en marche du fourgon.

Sur la route, le jeune pâtre à vélo le réconforte et annonce Mai, mois des amours.

Les Pèlerins sont les festivaliers habillés « en dimanche » qui se pressent vers le

Festspielhaus illuminé. Lavignac est parmi eux…

Les retardataires de la troisième sonnerie de trompettes se pressent sous le regard de la statuette de Richard Wagner.

Arrivent les acteurs de l’Opéra habillés en machinistes. Ils retiennent leur ancien compère. Elisabeth, à peine habillée, « tirée » de sa loge, arrive et lui en colle une.

Réveil « Zu Ihr ! » Il jette ses habits de clown. Vénus arrive trop tard.

Entracte

Dans les jardins extérieurs, autour du lac, Vénus et sa bande tapent le bœuf avec des airs de l’Opéra, et du rock. Autour de fourgon Citroën et des bouées de plage, le public d’intégristes qui vient de huer, applaudit… Vite ! Enfermons les dehors !!!

Acte II

Le format de scène est coupé en deux : en bas la réalité de l’action, en haut en vidéo les coulisses, les loges, l’action extérieure à la scène (Patrice Chéreau aimait aussi montrer l’envers du décor).

Grande Salle féodale, traditionnelle et rigide. Participants en habits noirs.

Elisabeth montre la preuve de sa vraie souffrance : une cicatrice sur son avant bras.

Retrouvailles de Tannhäuser et Wolfram. Ce « dernier » confie sa solitude à un mur dans les coulisses. Le machiniste le renvoie sur scène. Trompettes.

Pendant ce Temps Vénus (vidéo) entre par effraction, prend les habits d’une choriste,

Tannhäuser provoque un charivari (attends Richard ! plus tard dans les Maîtres !)

Vénus et sa troupe montent sur scène, malmènent la harpiste et Biterolf.

Vénus nous fait sa danse des sept voiles sur le chant de Tannhäuser…

Vénus fait sortir Tannhäuser du cadre, Elisabeth l’y ramène. Le Landgrave temporise.

Sauve qui peut ! En coulisse Katharina Wagner appelle la Polizei.

Tannhäuser part menotté « nach Rom »…

 

Acte III

Désolation. Tout est gris et glauque.

Vénus et ses deux compères squattent dans une zone de SDF, sous un panneau publicitaire, ferrailles, saletés. L’épave du fourgon sert d’abri. Oskar chauffe sa soupe dans son tambour.

Les Pèlerins de retour sont des « festivaliers » d’une autre sorte de festival hard rock métal après trois jours de pluie. Damnés de la Terre, ils reviennent absous de leurs péchés, et doivent se dém… Ils pillent tout ce qu’ils trouvent, ferrailles, tuyaux, antenne TV, réchaud…

Comme pendant au lied à l’étoile de Wolfram, le décor tourne, et sur le panneau publicitaire, on voit Gâteau Chocolat posant pour une publicité de montre de luxe sertie d’étoiles qui éblouissent la salle. Lui s’est intégré au système. Un de moins pour Vénus qui continue seule à coller ses affiches.

Elisabeth n’est plus la jeune fille avec lys couronne et tresses. Les cheveux lâchés, elle accroche sa robe blanche à un arbre mort. (lui aussi).

Wolfram chante son lied à l’étoile, prend les habits de clown de Tannhäuser.

Elisabeth, pas dupe l’invite à la « saillie ». Elle a retourné le page et tourné la page.

La petite mort précède la vraie. Elle se suicidera…

On n’a plus le temps de se laisser mourir de chagrin.

Post coïtum, animal triste…

Tannhäuser revient et déchire sa partition.

Oskar veille sur le corps sans vie d’Elizabeth.

La vidéo nous montre une fin hollywoodienne des deux amoureux virtuels (T + E)

en route en fourgon vers un coucher de soleil sur la forêt de la Wartburg.

Final orchestral. Clap de fin.

Plateau vocal et chœurs, exceptionnels.

Tannhäuser : Stephen Gould, déjà vu en Tristan

Elisabeth : Lise Davidsen, à suivre l’an prochain

Vénus : Elena Zhidkova, vraie Vénus athlétique, sensuelle, acrobate, dompteuse (sauf T), magnifique chantactrice que les Toulousains avaient pu admirer, somptueuse et dominatrice dans Fricka de la Walkyrie au Capitole de Toulouse en février 2018.

Landgrave : Stephen Milling

Certains ont hué Valery Gergiev !!! ???

Quand on est copain avec Vladimir Poutine, on ne peut pas être mauvais…

Christian Lalaurie, 23 août 2019

TANNHÄUSER

Opéra en 3 actes sur un livret du compositeur
Créé à Dresde (Hoftheater) le 19 octobre 1845
Version de Dresde

Mise en scène Tobias Kratzer
Décors et costumes Rainer Sellmaier
Lumières Reinhard Traub
Vidéo Manuel Braun
Dramaturgie Konrad Kuhn

 

Tannhäuser Stephen Gould Elisabeth Lise Davidsen
Vénus Elena Zhidkova Wolfram von Eschenbach Markus Eiche
Hermann Stephen Milling Walther von der Wogelweide Daniel Behle
Biterolf Kay Stiefermann Heinrich der Schreiber Jorge Rodriguez-Norton
Reinmar von Zweter Wilhelm Schwinghammer Un jeune pâtre Khatharina Kondari
Le Gateau Chocolat Le Gateau Chocolat Oskar Manni Laudenbach

Choeurs et Orchestre du Festival de Bayreuth
Chef des choeurs
Eberhard Friedrich
Direction musicale
Valery Guergiev

Bayreuth le 17 août 2019

 

A propos de Bayreuth 2019 Tristan et Isolde

Pour ceux qui n’ont pas  pu aller à Bayreuth cet été, et pour ceux qui en sont revenus, voici quelques critiques lues sur le net sur les   représentations du Festival de Bayreuth 2019 : après celles   de la nouvelle production de Tannhaüser,  celles de Lohengrin,  celles des Maîtres Chanteurs, celles de Parsifal, voici celles de Tristan et Isolde, production qui y est donnée pour la cinquième fois et dernière fois .

Vous pouvez soit les lire directement en cliquant sur le lien internet, soit les lire en téléchargeant les documents issus de ces articles du net.

la critique d’Olyrix de David Verdier

 

https://www.olyrix.com/articles/production/3359/tristan-et-isolde-wagner-thielemann-schlomann-lippert-kaiser-traub-choeur-festival-bayreuth-friedrich-orchestre-gould-zeppenfeld-lang-grimsley-nolte-mayer-akzeybek-stiefermann-article-critique-chronique-compte-rendu

 

la critique du Wanderer de David Verdier

 

http://wanderersite.com/2019/08/lage-de-deraison/

 

la critique de Res Musica de Michèle Tosi

 

Le Tristan sans filtre et sans magie de Katharina Wagner à Bayreuth

 

la critique de BR Klassik de Robert Jungwirth

 

https://www.br-klassik.de/aktuell/news-kritik/tristan-isolde-bayreuther-festspiele-kritik-thielemann-wagner-100.html

 

la critique de Forum Opéra de Jean-Claude Pennetier

 

https://www.forumopera.com/tristan-und-isolde-bayreuth-la-vraie-histoire-de-tristan-et-isolde

A propos de Bayreuth 2019 Parsifal

Pour ceux qui n’ont pas  pu aller à Bayreuth cet été, et pour ceux qui en sont revenus, voici quelques critiques lues sur le net sur les   représentations du Festival de Bayreuth 2019 : après celles   de la nouvelle production de Tannhaüser,  celles de Lohengrin,  celles des Maîtres Chanteurs, voici celles de Parsifal, production qui a été donnée pour la quatrième fois sur la Colline Verte .

Vous pouvez soit les lire directement en cliquant sur le lien internet, soit les lire en téléchargeant les documents issus de ces articles du net.

 

la critique d’Olyrix de David Verdier

 

https://www.olyrix.com/articles/production/3341/parsifal-wagner-opera-lyrique-orchestre-choeur-festival-de-bayreuth-laufenberg-30-juillet-bychkov-2019-schager-pankratova-mckinny-groissbock-welton-schwinghammer-article-critique-chronique-compte-rendu

 

la critique du Wanderer de Guy Cherqui

 

http://wanderersite.com/2019/08/bychkov-emporte-le-graal/

 

la critique de Res Musica de Michèle Tosi

 

Le Parsifal d’Uwe Eric Laufenberg sur la colline sacrée

 

la critique de Forum Opéra de Jean-Claude Pennetier

 

https://www.forumopera.com/parsifal-bayreuth-quand-les-mises-en-scene-se-bonifient-avec-le-temps

 

 

Semyon Bichkov, le chef d’orchestre de ce Parsifal, dont la direction est unanimement louangée.