Archives de catégorie : Représentations

Quelques RING à voir sur le net actuellement

Pour pallier l’absence de représentations dans les opéras,

Andrea Buchanan, vice-présidente du Cercle international Richard Wagner nous informe que 3 cycles de Ring sont disponibles sur la toile et visibles dès maintenant et dans la semaine :

 

Le Ring de Pierre Audi à l’opéra national des Pays-Bas

( l’un des préférés d’Andréa Buchanan) : du 21 mai sur demande jusqu’au 7 juin.

https://www.operaballet.nl/en/online/opera/streaming

Le Ring mise en scène à l’Opéra Nort

Watch online: The Ring Cycle

Le Ring de l’opéra de Vienne

L’Or du Rhin n’est joué que jusqu’au 15 mai au soir.

Le reste du cycle suivra en temps utile

voici l’adresse du site de l’opéra de Vienne sur laquelle vous devrez vous connecter :

https://www.staatsoperlive.com/

Opéras et concerts en ligne : les conseils de Christian Merlin

FIGARO le 21/4/2020,

de nouveaux conseils de Christian Merlin

Du Comte d’Ory à La Femme sans ombre en passant par le grand Mariss Jansons, le programme est varié.

Publié hier à 15:47, mis à jour hier à 16:52 et remis en page pour le CRWT le 21/4/20

Le Comte Ory de Rossini, monté en 2017 par Denis Podalydès et Louis Langrée, servi au cordeau par une distribution idéale de jeunesse et de style. Vincent PONTET 

Déjà riche en temps normal, l’offre musicale sur internet est plus foisonnante que jamais. Tentons d’extraire quelques pépites de ce gisement qui tient parfois de la forêt vierge. Vous avez envie de légèreté? Retournez à l’Opéra Comique pour revoir Le Comte Ory de Rossini, monté en 2017 par Denis Podalydès et Louis Langrée. Le mécanisme d’horlogerie si délicat de la comédie rossinienne y est servi au cordeau par une distribution idéale de jeunesse et de style, Julie Fuchs et Gaëlle Arquez portant haut les couleurs d’un chant français qui n’a jamais été autant à pareille fête.

Le Comte Ory de Rossini
https://www.youtube.com/watch?v=IIvTo9PY3iY

Vous cherchez l’insolite? L’an dernier, nous exprimions notre enchantement après la création des Trois contes de Gérard Pesson à l’Opéra de Lille. Nous vous disions que l’intelligence et la subtilité ont quelque chose de jubilatoire à une époque qui préfère les gros sabots: rien de changé! Il y a beaucoup d’esprit dans ce qui pourrait n’être qu’un exercice de style (raconter sous six angles différents l’histoire de la princesse au petit pois…), et même quand la musique de Pesson multiplie les allusions, elle reste elle-même, toute en finesse, comme les chanteurs et la mise en scène.

Les trois contes de Gérard Pesson
https://www.youtube.com/watch?v=_gAshzxyxBM

Si vous êtes en quête de profondeur et de frisson, c’est une fois de plus vers l’Opéra de Munich que l’on vous conseillera de vous tourner, cette fois pour l’inoubliable Femme sans ombre de Richard Strauss, magnifié en 2013 par Kirill Petrenko et Krzysztof Warlikowski. Inspirée par L’Année dernière à Marienbad, la mise en scène atteint le point d’équilibre entre réalisme et fantasmagorie, trouvant un relais psychologique dans le jeu inspiré des chanteurs, et surtout dans l’orchestre génialement sculpté par Petrenko, passant en un rien de temps de la tendresse la plus caressante à la plus intense déflagration.

La femme sans ombre de Strauss
https://operlive.de/frau-ohne-schatten/

Puisque nous sommes à Munich, il n’y a que la Max-Joseph-Platz à traverser pour passer de l’Opéra à la Herkulessaal, où joue l’Orchestre symphonique de la radio bavaroise, qui met en ligne un choix de concerts. L’occasion de retrouver avec émotion celui qui nous manque tellement: le grand Mariss Jansons, notamment dans ce poignant programme où il s’agit de transcender la douleur, rapprochant Un survivant de Varsovie, de Schönberg, et le Requiem de Mozart.

Marris Janson : Schoenberg, Mozart
https://www.br-so.de/mariss-jansons-muenchen-12-05-2017/k5088/

Un art transmis

Et, puisque la roue tourne, n’oubliez pas que Jansons a transmis ce qu’il pouvait de son art à son disciple et compatriote letton Andris Nelsons, qui n’a sans doute pas encore la profondeur de son maître, mais déjà un rayonnement humain et une force de persuasion musicale qui font de lui un des chefs préférés de l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, avec lequel il laisse une grandiose interprétation des Danses symphoniques de Rachmaninov.

Andris Nelsons : Danses symphoniques de Rachmaninov
https://www.youtube.com/watch?v=xfAh0CMgYT0

La saison du Capitole de Toulouse 2020-2021 est dévoilée

 

Le 2 avril au soir le Théâtre du Capitole avait invité les amateurs d’opéra et de ballets à découvrir la nouvelle saison du Théâtre .

Les mesures prises pour endiguer l’épidémie de Covid 19 qui venait de gagner toute l’Europe   ont empêché  ce rendez-vous.

Christophe Ghristi a aussitôt mis en ligne ce nouveau programme, et même si notre compositeur préféré ne figure pas cette année dans ce programme, nous tenons à vous en faire part; il vous suffit de cliquer ci-dessous   :

Vous trouverez son éditorial :

ainsi qu’un instant musical donné par un sextuor issu  de l’orchestre du Capitole  qui joue quelques uns des principaux thèmes des opéras de la future saison et que nous félicitons pour leur engagement et leur prestation.

Tristes de ne pouvoir  voir et entendre aucun spectacle de la deuxième partie de la saison 2019-2020, du chômage forcé des artistes et artisans de ces opéras et ballets, c’est avec impatience que nous goûterons aux spectacles de la nouvelle saison   afin de remercier toute l’équipe du Théâtre du Capitole de nous combler en nous faisant découvrir de nouvelles productions  et des opéras peu joués comme Pénélope de Gabriel Faure, Le viol de Lucrèce de Benjamin Britten, Teuzzone d’Antonio Vivaldi, Pélléas et Mélisande, La demoiselle Elue, tous deux  de Claude Debussy,  Le journal d’un disparu de Leos Janacek.

Parmi les spectacles annulés figuraient  Jenufa, un opéra de Leos Janacek, déjà entendu au Théâtre du Capitole en 2004 dans une production mise en scène par le directeur artistique du Capitole de l’époque, Nicola Joël :

et Mefistofele dans la production donnée au Théâtre antique d’Orange récemment.Voici un tout petit aperçu de ces deux œuvres, pour nous donner un peu plus de regrets de ne pouvoir apprécier l’immense travail fait par toute l’équipe du Théâtre du Capitole pour nous faire découvrir des œuvres rares avec

la bande annonce du Mefistofele tel que donné à Orange  :

et un extrait du deuxième acte de Jenufa chanté par Gabriela Benackova:

mars 2020, nos conférences annulées

En raison de l’épidémie de Coronavirus,

SARS-CoV-2  au microscope électronique

Le Cercle Richard Wagner 

de Toulouse Occitanie,

a le grand regret d’annuler  les conférences :

de Michel OLIVIE, à propos de Siegfried, qui devait avoir lieu le mardi 17 mars à la Maison de la Citoyenneté  5 rue Paul Mériel, 31000 Toulouse

d’Eric CHAILLIER sur Beethoven et Wagner qui devait avoir lieu le samedi 21 mars à  10h 30 au salon Blanc de l’Hôtel d’Assézat

Ces conférences seront reportées   à l’automne 2020.

 

 

 

 

 

 

 

D’autres propos sur le Parsifal du Capitole de Toulouse

Ils étaient à Toulouse pour ce Parsifal, tant attendu par les Toulousains et voici leurs impressions :

Marie Aude Roux du Monde

 

Hugues Rameau-Crays, de Classique c’est Cool

 

Catherine Jordy de Forum Opéra

 

Hubert Stoecklin de Classique News.com

A propos de Parsifal au Capitole de Toulouse

Pour ceux qui ont vu le Parsifal donné au Théâtre du Capitole

entre le 26 janvier et le 4 février 2020,

et pour ceux qui ne l’ont pas vu,

voici quelques critiques :

 

Concert Classique

 

La Dépêche

 

Les Echos

 

Le Figaro

 

Olyrix

 

Res Musica

Richard Wagner et Figaro

Le Figaro du 24 janvier consacre deux pages entières à la passion Wagner qui s’empare des maisons d’opéras françaises en cette année 2020.

Vous trouverez trois articles de la plume des chroniqueurs amoureux de l’opéra du Figaro

 

Par Thierry Hillériteau

 

Par Christian Merlin

 

 

Par Ariane Bavelier

Parsifal au Capitole de Toulouse

La nouvelle année 2020 débute sous un ciel clément et le Théâtre du Capitole et son directeur Christophe Ghristi nous font un immense cadeau avec leur nouvelle production de Parsifal.

Les wagnériens toulousains, mais aussi ceux des quatre coins de France et d’Europe, l’attendent avec impatience.

Il est vrai que Parsifal est rare sur la scène toulousaine, bien que la création française de Parsifal ait failli être toulousaine. En effet le directeur du Théâtre du Capitole, Justin Boyer prépare la création française de cette œuvre dès l’annonce de la fin, au 31 décembre 1913, de l’exclusivité des droits détenus par le Festspielhaus de Bayreuth, mais cette création n’eut pas lieu du fait de la guerre franco-allemande survenue en 1914.

Ce n’est qu’au cours de la saison 1927-1928 que les toulousains découvrirent le 21 avril 1928, cette œuvre qui rencontra un très grand succès, le grand ténor Paul Franz était le Parsifal d’une des deux distributions de la série de 6 représentations dirigées superbement par Aymé Kunck, à tel point que le directeur de l’Opéra de Paris, l’immense Jacques Rouché tenta, en vain de lui proposer de prendre la direction de l’orchestre de l’Opéra.

Au cours de la saison 1950-1951, Parsifal fut donné en français par une distribution totalement francophone.

Ce n’est que 10 ans plus tard que Parsifal, revint à Toulouse en version allemande, noté comme excellent, dans la Dépêche du Midi, Fritz Uhl était Parsifal et Rita Gorr Kundry sous la direction d’Arnold Quennet.

En mars 1969, sous la direction du  chef franco-hongrois Georges Sebastian, une belle distribution avec Karl Josef Hering (Parsifal), Isabel Strauss, Hubert Hoffmann, Eduard Wollitz et Gustav Neidliger enchante  le Capitole.

Enfin, la dernière apparition de Parsifal à Toulouse n’intervient pas sur la scène du Théâtre du Capitole de Toulouse, mais dans la salle qui accueille depuis 1974 régulièrement les concerts de l’Orchestre du Capitole et parfois les opéras, à savoir la Halle aux grains de Toulouse, qui à cette occasion se transforme en un lieu magique selon l’impression qu’en retirèrent ceux qui ont eu le privilège d’assister à ces représentations en mars 1987 (dont plusieurs membres du Cercle Richard Wagner de Toulouse pour lesquelles ces représentations furent peut-être à l’origine de leur passion pour ce compositeur, ou tout au moins y contribuèrent ). La mise en scène et les décors étaient de Jean-Pierre Ponelle, les costumes de Pet Halmen et la direction musicale de Michel Plasson, qui lors d’une de ses rares apparitions dans la ville rose, depuis son départ en 2003 citera cette production comme une de ses grandes émotions musicales dans notre cité. La distribution réunissait dans les rôles principaux, Heinz Jürgen Demitz (Amfortas), Gerold Scheder (Titurel), Peter Meven (Gurnemanz) Barry Busse (Parsifal), Anthony Raffel ( Klingsor) et Nadine Denize (Kundry).

Photo : JC Meauxsoone.

Ce n’est donc que 50 ans plus tard que la sublime musique de Parsifal résonnera dans la salle historique du Capitole de Toulouse dans une nouvelle production mise en scène par Aurélien Bory et dirigée par Franck Beermann avec une magnifique distribution.

                                       Aurélien Bory                 Franck Beermann

N.Schukoff

 

 

               Peter RoseSophie Koch

  Mathias Goerne

 

Pierre Yves Pruvot

 

Julien Veronese

En partenariat avec le Théâtre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie, dans le cadre du Portrait/Paysage consacré à Aurélien Bory.

Diffusé sur France Musique le 29 février 2020 à 20h

Durée 5h30

26 janvier et 2 février 15h          28, 31 janvier et 4 février 18h