Des orchestres dans votre salon

Christian Merlin, un des critiques musicaux du Figaro vous conseille pour inviter des orchestres internationaux dans votre salon :

Vienne, Berlin, Paris, Bruxelles…

Les salles mettent en ligne leurs archives filmées.

Voici sa sélection de 10 œuvres ( article publié le 6 avril 2020 )

Le Songe d’une nuit d’été, de Britten au Festival Aix-en-Provence disponible sur www.france.tv. Capture France TV

Une fois admis que les meilleurs écrans ne seront jamais qu’un pis-aller pour le mélomane, force est de reconnaître qu’ils sont aujourd’hui une bénédiction. La plupart des salles mettent leurs archives filmées à la disposition de l’internaute, certaines plateformes payantes offrant même la gratuité, comme celles du Philharmonique de Berlin (1) ou de l’Opéra de Vienne (2). Certains fixent un rendez-vous à jour et heure fixe, comme si vous alliez au concert, manière de maintenir un rituel.

C’est le cas de la Philharmonie de Paris (3), où l’on a déjà bloqué le 15 avril à 20 h 30 pour revoir le War Requiem de Britten par Daniel Harding, un des grands moments de l’Orchestre de Paris. Mais ils restent ensuite disponibles plusieurs jours, l’occasion de faire chez vous le voyage cosmique démesuré du Samstag aus Licht de Stockhausen par l’équipe du Balcon.

Radio France n’est pas en reste en matière d’heures de gloire. Grandiose, la Symphonie des Mille de Mahler donnée dans le cadre majestueux d’Orange par les deux orchestres maison et une impressionnante masse chorale (4). Visionnaires, les Vêpres de Monteverdi par Raphaël Pichon filmées à Versailles (5).

Si vous êtes en quête de pure poésie, ne manquez pas Le Songe d’une nuit d’été de Britten au Festival d’Aix-en-Provence (6). C’est le plus beau spectacle lyrique auquel l’auteur de ces lignes ait jamais assisté. Et si vous n’avez pas aimé la relecture du Requiem de Mozart par Romeo Castellucci l’été dernier (7), essayez à nouveau: cette proposition forte est aujourd’hui plus parlante que jamais!

«Écoutez le silence»

Si vous n’avez pu, comme le chanceux critique, vous rendre à Munich pour le Parsifal de Wagner, connectez-vous toutes affaires cessantes tant qu’il est encore temps (8). La réalisation visuelle est neutre, mais la direction de Kirill Petrenko est tout simplement géniale, et la distribution stratosphérique Kaufmann! Stemme! Pape! Gerhaher !).

De là, mettez le cap sur Bruxelles pour rattraper le féerique Tsar Saltan de Rimski-Korsakov, si admirablement raconté par Dmitri Tcherniakov (9). Et si vous n’avez jamais compris à quoi sert un chef d’orchestre, regardez Philippe Jordan répéter la 9e de Mahler avec l’Orchestre de l’Opéra (10). «Écoutez le silence», enjoint-il aux musiciens. Quelle plus belle leçon?

  1. www.digitalconcerthall.com
  2. www.staatsoperlive.com
  3. https://live.philharmoniedeparis.fr
  4. www.francemusique.fr/concert/choregies-d-orange-mahler-oprf-onf-crf-mrf-choeur-philharmonique-de-munich-saraste
  5. www.francemusique.fr/concert/versailles-chapelle-royale-monteverdi-desandre-zaicik-richardot-gonzalez-toro-wilder-ens-pygmalion-pichon
  6. www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique/966279-le-songe-d-une-nuit-d-ete-de-britten-a-aix-en-provence.html
  7. www.arte.tv/fr/videos/088454-001-F/requiem-w-a-mozart
  8. https://operlive.de/parsifal/
  9. www.lamonnaie.be/fr/streaming/1450-le-conte-du-tsar-saltane
  10.  www.operadeparis.fr/3e-scene/vers-le-silence

Kit de survie pour mélomanes

 

Christian Merlin dont nous vous avons déjà communiqué ses conseils pour vous aider dans vos choix d’écoute dans cette période  de confinement avec son article, Une journée épique avec le Ring, avait dès le 17 mars  proposé dans sa rubrique du Figaro, intitulée Kit de survie pour mélomanes, quelques parutions récentes éclectiques que vous pourrez peut-être vous procurer sur le net.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une journée épique avec le Ring

      Christian Merlin,  agrégé d’allemand, docteur en lettres, musicologue, producteur et animateur d’émissions radiophoniques, avec notamment actuellement sur France Musique   son émission dominicale « Au cœur de l’orchestre », auteur de plusieurs ouvrages musicaux,  est un des critiques musicaux du Figaro .

C’est peut-être parce que sa thèse portait sur « le Temps chez Wagner », qu’il a souhaité en lieu et place de ses critiques musicales, absentes du Figaro, suite aux mesures sanitaires  interdisant les rassemblements de personnes et donc concerts et représentations d’opéras, vous suggérer de découvrir ou redécouvrir le Ring de Richard Wagner avec l’article suivant intitulé  une journée épique avec le Ring.

mars 2020, nos conférences annulées

En raison de l’épidémie de Coronavirus,

SARS-CoV-2  au microscope électronique

Le Cercle Richard Wagner 

de Toulouse Occitanie,

a le grand regret d’annuler  les conférences :

de Michel OLIVIE, à propos de Siegfried, qui devait avoir lieu le mardi 17 mars à la Maison de la Citoyenneté  5 rue Paul Mériel, 31000 Toulouse

d’Eric CHAILLIER sur Beethoven et Wagner qui devait avoir lieu le samedi 21 mars à  10h 30 au salon Blanc de l’Hôtel d’Assézat

Ces conférences seront reportées   à l’automne 2020.

 

 

 

 

 

 

 

D’autres propos sur le Parsifal du Capitole de Toulouse

Ils étaient à Toulouse pour ce Parsifal, tant attendu par les Toulousains et voici leurs impressions :

Marie Aude Roux du Monde

 

Hugues Rameau-Crays, de Classique c’est Cool

 

Catherine Jordy de Forum Opéra

 

Hubert Stoecklin de Classique News.com

A propos de Parsifal au Capitole de Toulouse

Pour ceux qui ont vu le Parsifal donné au Théâtre du Capitole

entre le 26 janvier et le 4 février 2020,

et pour ceux qui ne l’ont pas vu,

voici quelques critiques :

 

Concert Classique

 

La Dépêche

 

Les Echos

 

Le Figaro

 

Olyrix

 

Res Musica

Richard Wagner et Figaro

Le Figaro du 24 janvier consacre deux pages entières à la passion Wagner qui s’empare des maisons d’opéras françaises en cette année 2020.

Vous trouverez trois articles de la plume des chroniqueurs amoureux de l’opéra du Figaro

 

Par Thierry Hillériteau

 

Par Christian Merlin

 

 

Par Ariane Bavelier

Parsifal au Capitole de Toulouse

La nouvelle année 2020 débute sous un ciel clément et le Théâtre du Capitole et son directeur Christophe Ghristi nous font un immense cadeau avec leur nouvelle production de Parsifal.

Les wagnériens toulousains, mais aussi ceux des quatre coins de France et d’Europe, l’attendent avec impatience.

Il est vrai que Parsifal est rare sur la scène toulousaine, bien que la création française de Parsifal ait failli être toulousaine. En effet le directeur du Théâtre du Capitole, Justin Boyer prépare la création française de cette œuvre dès l’annonce de la fin, au 31 décembre 1913, de l’exclusivité des droits détenus par le Festspielhaus de Bayreuth, mais cette création n’eut pas lieu du fait de la guerre franco-allemande survenue en 1914.

Ce n’est qu’au cours de la saison 1927-1928 que les toulousains découvrirent le 21 avril 1928, cette œuvre qui rencontra un très grand succès, le grand ténor Paul Franz était le Parsifal d’une des deux distributions de la série de 6 représentations dirigées superbement par Aymé Kunck, à tel point que le directeur de l’Opéra de Paris, l’immense Jacques Rouché tenta, en vain de lui proposer de prendre la direction de l’orchestre de l’Opéra.

Au cours de la saison 1950-1951, Parsifal fut donné en français par une distribution totalement francophone.

Ce n’est que 10 ans plus tard que Parsifal, revint à Toulouse en version allemande, noté comme excellent, dans la Dépêche du Midi, Fritz Uhl était Parsifal et Rita Gorr Kundry sous la direction d’Arnold Quennet.

En mars 1969, sous la direction du  chef franco-hongrois Georges Sebastian, une belle distribution avec Karl Josef Hering (Parsifal), Isabel Strauss, Hubert Hoffmann, Eduard Wollitz et Gustav Neidliger enchante  le Capitole.

Enfin, la dernière apparition de Parsifal à Toulouse n’intervient pas sur la scène du Théâtre du Capitole de Toulouse, mais dans la salle qui accueille depuis 1974 régulièrement les concerts de l’Orchestre du Capitole et parfois les opéras, à savoir la Halle aux grains de Toulouse, qui à cette occasion se transforme en un lieu magique selon l’impression qu’en retirèrent ceux qui ont eu le privilège d’assister à ces représentations en mars 1987 (dont plusieurs membres du Cercle Richard Wagner de Toulouse pour lesquelles ces représentations furent peut-être à l’origine de leur passion pour ce compositeur, ou tout au moins y contribuèrent ). La mise en scène et les décors étaient de Jean-Pierre Ponelle, les costumes de Pet Halmen et la direction musicale de Michel Plasson, qui lors d’une de ses rares apparitions dans la ville rose, depuis son départ en 2003 citera cette production comme une de ses grandes émotions musicales dans notre cité. La distribution réunissait dans les rôles principaux, Heinz Jürgen Demitz (Amfortas), Gerold Scheder (Titurel), Peter Meven (Gurnemanz) Barry Busse (Parsifal), Anthony Raffel ( Klingsor) et Nadine Denize (Kundry).

Photo : JC Meauxsoone.

Ce n’est donc que 50 ans plus tard que la sublime musique de Parsifal résonnera dans la salle historique du Capitole de Toulouse dans une nouvelle production mise en scène par Aurélien Bory et dirigée par Franck Beermann avec une magnifique distribution.

                                       Aurélien Bory                 Franck Beermann

N.Schukoff

 

 

               Peter RoseSophie Koch

  Mathias Goerne

 

Pierre Yves Pruvot

 

Julien Veronese

En partenariat avec le Théâtre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie, dans le cadre du Portrait/Paysage consacré à Aurélien Bory.

Diffusé sur France Musique le 29 février 2020 à 20h

Durée 5h30

26 janvier et 2 février 15h          28, 31 janvier et 4 février 18h

Association qui regroupe des passionnés de l’œuvre du compositeur romantique allemand, Richard Wagner