Les activités 2018-2019

Le cercle Richard Wagner de Toulouse Occitanie organise les réunions suivantes :

à l’Hôtel d’ASSEZAT à Toulouse

A 14 HEURES 30 précises.

Sauf  indication CONTRAIRE

22 Septembre 2018  : 

 L’assemblée générale annuelle  suivie :

de la relation de son séjour au festival de Bayreuth  par Valentin Nierenberger, le boursier 2018 de notre Cercle

de la projection du film Wagners’Dream sur la réalisation du Ring de Richard Wagner, mis en scène par Robert Lepage au Metropolitan Opéra de New-York

13 Octobre 2018

Jean-Jacques VELLY , Maitre de conférences à Paris Sorbonne

« Tristan und Isolde, parangon de la réforme wagnérienne  »

10 Novembre 2018

Gilles DEMONET , Maitre de conférences à Paris Sorbonne,

« Création du Ring en allemand à Paris en 1929 par le festival de Bayreuth, aspects économiques, esthétiques, politiques »

 

15 Décembre 2018  

Cette réunion n’a pas lieu à l’Hotel d’Assézat

Déjeuner à la Taverne bavaroise à midi

15 heures  au Cinema ABC,  13 rue Saint-Bernard à Toulouse ,

en différé du Covent Garden :

La Walkyrie

Metteur en scène Keith Warner Chef d’orchestre Antonio Pappano
Wotan John Lundgren Sieglinde Emily Magee
Siegmund Stuart Skelton Fricka Sarah Connolly
Hunding Ain Anger Brünnhilde Nina Stemme

 

12 Janvier 2019

Christophe GHRISTI directeur artistique du Théâtre du Capitole de Toulouse

Entretien avec  Annie Lasbistes et Alexandre Parant

 9  Février 2019 

Jean-François CANDONI, professeur à Université Rennes 2,

« L’Italie de Wagner»

 

9 Mars 2019

 Jean-Jacques CUBAYNES, artiste lyrique

« Sieglinde au miroir des interprètes »

13 Avril 2019

Stephan KEYM, professeur à l’Université Jean Jaurès de Toulouse

« Unité d’action ou unité d’ambiance? Richard Wagner et le genre musical de l’ouverture »

18 Mai 2019

Anne-Elizabeth AGRECH (Cercle de Toulouse)

« Les chanteurs français au festival de Bayreuth »

15 Juin 2019

Déjeuner de l’été

« Wagner et Berlioz »,

A l’occasion des 150 ans de la mort d’Hector Berlioz (1803-1869)

 

à la Maison de la Citoyenneté ,

5 rue Paul Meriel

à 18heures 30

des conférences ou réunions d’entrée libre dans la limite des places disponibles :

 le 23 Octobre 2018

Projection de larges extraits du film Richard Wagner

de Tony Palmer, avec Richard Burton et Vanessa Redgrave

1ere partie

 le 13 Novembre 2018

Projection de larges extraits du film Richard Wagner

de Tony Palmer, avec Richard Burton et Vanessa Redgrave

2ème partie

le 22 Janvier 2019

Bernadette Fantin-Epstein et Anne-Elizabeth Agrech présentent Tristan et Isolde

 

le 19 Mars 2019

Michel Olivie présente les Maitres Chanteurs de Nuremberg

le 14 Mai 2019

Annie Lasbistes présente Rienzi

 

Le cercle Richard Wagner de Toulouse Occitanie propose les représentations suivantes :

27 au 30 septembre 2018         à  KARLSRUHE   :

Concours International des voix wagnériennes

 

6 octobre 2018                   à  PARIS-Bastille   :

TRISTAN UND ISOLDE

 

20 janvier 2019                 à  MONTPELLIER – Corum :

TRISTAN UND ISOLDE

 

12- 13-15-17 mars 2019 à  GENEVE :

LE RING

 

5-6-7 avril 2019   à   LYON   :

Seminaire : Wagner et l’Or du Rhône

 

10 mai 2019   à     BRUXELLES :

TRISTAN UND ISOLDE

 

12 mai 2019   à  MUNICH

 TANNHAÜSER

 

23 mai        à  BORDEAUX

WALKYRIE

 

28 juin à  BERLIN

TRISTAN UND ISOLDE

 

en août 2019  :  BAYREUTH  FESTIVAL

 

Vous pouvez télécharger le programme ci-dessous  :

 

Si vous n’êtes pas encore adhérent et souhaitez adhérer,  le bulletin d’adhésion du Cercle Richard Wagner de Toulouse est ici téléchargeable

 

Echos du Festspielhaus de Bayreuth 2018 : Lohengrin

En cette année 2018, trois de nos adhérents, Christian et Liliane Lalaurie, adhérents depuis la création du Cercle, il y a 25 ans, et Flavio Bandin, l’un des administrateurs de notre Cercle, se sont rendus à Bayreuth et nous font part de leur impression sur deux des opéras donnés cette année au Festival de Bayreuth.

Voici celle de Christian Lalaurie pour Lohengrin

Lohengrin – 6 août 2018

T’as voulu voir Alagna,

Et on a vu Beczala (c’est mieux !!! ??? !!!)

T’as voulu voir Chéreau,

Et on a vu Sharon (pas Ariel, mais Yuval)

T’as voulu voir Netrebko,

Et on est venu trop tôt…

 

Ne voulant pas écouter le chant des sirènes démolissant cette nouvelle production, certains ne l’ayant pas vue, rien de tel que d’aller voir et écouter de plus près. Merci à notre Cercle.

Après un voyage automobile « chaleureux », nous avons traversé le Rhin, non sans avoir oublié de jeter une petite pièce d’Or aux Ondines. Nous en avons été remerciés par un Lohengrin intéressant.

Prélude : Rideau fermé, pas de remplissage scénique, donc pas de brame du public.       Que l’Abîme Mystique en soit remercié.

Acte I : Bleu

Nous sommes dans un monde bleu. Ce n’est pas du bleu Bob Wilson, ni du bleu Klein. Ni du Wieland. C’est une ambiance froide, orageuse, dans un monde en panne d’énergie, qui attend quelque chose.

Le Pouvoir, c’est l’énergie et le contrôle des données.

Il y a une ambiance de peinture flamande, avec des gens habillés à l’ancienne, avec des fraises défraichies. Chéreau avait bien adapté « L’ile des Morts » de Böklin. En voyant sur scène un transformateur avec paratonnerre, isolateurs, fils électriques, on s’attend à de la musique de Kraftwerk, mais on entend du Richard Wagner. Le Peuple et la Noblesse attendent une « étincelle », une nouvelle «énergie », un gouvernement, un ennemi commun, un Homme providentiel. N’a pas Jeanne d’Arc qui veut. La foudre ne viendra pas de Wotan, ni de Montsalvat.

Elsa arrive attachée. On n’en est pas encore à la présomption d’innocence. On lui prépare son bûcher avec de fagots de bois (car la chaise électrique est en panne). Ceux qui ont le pouvoir ont des ailes d’éphémères, comme le pouvoir qu’ils détiennent. Lohengrin arrive avec un Cygne stylisé par un vaisseau spatial avant-gardiste,et un éclair à la main, annonçant l’énergie nouvelle qu’il peut apporter.   Pourquoi pas ? certains ont vu le Diable ou des Ovnis.

 

 

 

 

 

 

 

L’affrontement Lohengrin Telramund se fait dans les airs, comme des insectes. Telramund perd son duel, et une de ses ailes, donc son pouvoir et son honneur. Cette aile est épinglée au mur des lamentations, comme un insecte rare. Lohengrin triomphe. On lui offre ses ailes de la victoire. Le Peuple et la Noblesse se réjouissent de cette énergie retrouvée, et piaffent d’impatience : « du pain et des jeux », guerriers.

 

 

 Acte 2 : Bleu orageux

Mystère, magie, nuages menaçants. L’ancien monde d’Ortrud est bien rendu. La Fée Electricité se fait attendre. Apparaissent Elsa dans son donjon électrique, Ortrud et des mouvements dans la forêt. Telramund est lié et ficelé par Ortrud et par leurs codes anciens. Le metteur en scène semble aimer le « bondage » sado maso…         Le complot, le doute, l’enthousiasme retrouvé, sont bien portés par la Musique.

La scène se termine par une sorte de transe, comme si le Roi et les Autres avaient mis « les doigts dans la prise ».

Acte 3 : Orange, puis Bleu, puis arrivée du petit homme Vert

La chambre nuptiale dans ce transformateur, est éclatante de lumière orange. Comme «on nous doit plus que la lumière», malgré l’absence de Freia, il y a de la phéromone dans l’air… Mais Elsa, maraboutée par Ortrud, ou par ses hormones de « Fragende Frau » en vient à La Question.

Elle est attachée par Lohengrin avec du câble orange (rime avec bondage…) Ach ! Yuval ! il va falloir en parler …

Le changement d’ambiance est animé par des jeunes enfants qui, essayant d’écouter à la porte de la chambre, tournent le décor du côté orange au côté bleu. Telramund est terrassé par les électrons. Sa deuxième aile est épinglée. Il a maintenant perdu honneur et vie. Ortud est toujours tonique. On lui prépare son bûcher, au cas où. Sur le départ, Lohengrin remet à Elsa une glacière orange contenant un cor, une épée et un anneau. Elle le garde au frais pour une future Tétralogie. Le Peuple et les Autres ont des lampions en forme de lucioles qui s’étiolent, et d’éphémères qui s’éteignent. Tout est « éphémère ».

Pauvres Rois Wagnériens, Heinrich ou Marke, à qui on refuse toujours les réponses !

Soudain, une apparition, qui arrache des sourires au public, d’un « petit homme vert » tenant une patte de Cygne aussi verte que lui. Il n’y a pas plus de « Cetelem » que de beurre au balcon d’Areva ! Surtout pas d’énergie verte.

Il n’y a pas de martiens verts…

Peut-être que ce Petit Prince Gottfried a infusé quelques années dans les algues de l’Escaut.

Personnellement, j’y vois le petit « Ampelman » vert des passages piétons de Berlin Est, autorisant les gens à passer de l’autre côté… de la rue Montsalvat… ou d’ailleurs…

 

La mise en scène n’a pas déclenché de réaction hostile.

Applaudissements fournis pour les Chanteurs, les Chœurs, et l’Orchestre « électrisé » par Christian Thielemann, pour Waltraut Meier, faisant ses adieux à Ortrud, pour le Roi, Georg Zeppenfeld, passant avec facilité des Rats de Neuenfels aux Lucioles de Sharon, à nous de solliciter en conférence le Professeur Henri Laborit, pour Thomas Konieczny, excellent dans le rôle du méchant homme dominé (on imagine Ortrud lui dire, comme Fricka, « va dire à Elsa ce que tu as décidé »…). Anja Harteros est une Elsa bien en phase (alternative ou continue…).

ELSA ! NE POSE PAS DE QUESTION ! TU N’AURAS PAS DE MENSONGE !

Christian Lalaurie

Echos du Festspielhaus de Bayreuth 2018 : le Vaisseau Fantôme

En cette année 2018, trois de nos adhérents, Christian et Liliane Lalaurie, adhérents depuis la création du Cercle, il y a 25 ans, et Flavio Bandin, l’un des administrateurs de notre Cercle, se sont rendus à Bayreuth et nous font part de leur impression sur deux des opéras donnés cette année au Festival de Bayreuth.

Voici celle de Flavio Bandin pour le Vaisseau Fantôme.

Der Fliegender Holländer – 7 août 2018

Se déplacer à Bayreuth, monter la colline verte, est un rituel non exempt d’une touche de magie. L’on se prépare, l’on se recueille, l’on attend. Comme dans un pèlerinage, l’on attend la rédemption par la musique.

Tout y a été conçu pour l’épanouissement de la musique, que pour la musique. On est mal assis, on a chaud mais l’on ne s’aperçoit pas tant que l’alchimie fonctionne.

Répondant à l’appel du cygne, je me suis rendu à Bayreuth cet été. N’étant pas arrivé à l’état d’ivresse qui vous fait plonger au plus profond de vous-même, je suis revenu au Festspielhaus m’embarquer dans un vaisseau au milieu de la tourmente. Dans une chaleur accablante, malgré une profusion des ventilateurs, le vaisseau n’a jamais pris le large et j’ai fini par avoir très mal au dos.

Immense consolation, la qualité de l’orchestre, sous la baguette d’Axel Kober, des chœurs éblouissants dirigés par Eberhard Friedrich et un plateau vocal homogène dont excellent John Lundgren dans le rôle du Hollandais, Ricarda Merbeth dans celui d’une Senta défiante, révoltée et Peter Rose qui joue un Daland cupide et sombre à la fois

Bien que les sujets de l’errance, le désespoir, la cupidité et enfin la fidélité soient traités, la représentation visuelle ne correspond pas avec le récit.

Peter Rose, Rainer Trost, John Lundgren

Le Hollandais apparait comme un riche capitaliste prisonnier dans un monde aseptisé, géométrique, surveillé. Blasé, anesthésié, égocentré, sans amour, il écoute et suit les chants de sirènes des hallucinogènes pour s’évader. Des compteurs marquent le temps qui passe, les vies sacrifiés ? Un compte à rebours dont l’argent ne peut rien. Il porte une valise pleine, un boulet l’empêchant toute rédemption.

Sa blessure devient fêlure par laquelle un personnage rusé, ambitieux, sans scrupules tel Daland pourra y rentrer pour arriver à ses fins. En difficulté financière, l’affaire de Daland, une usine fabriquant des ventilateurs est en danger.

Ricarda Merbeth, John Lundgren

Christa Mayer

Dans cette modernité qui tue le mythe, dénature la légende, à quoi sert-il de continuer à utiliser la femme comme monnaie de change ? Les temps sont révolus et Senta s’insurge, se révolte puis le mystère, la fêlure de cet homme la séduisent. L’amour nait, les choses tournent trop vite, plus vite que prévu. Tout bascule et comme un prélude de l’anéantissement qui nait des situations impossibles (récurrent chez Wagner) le suicide s’impose.

Dans une société qui tire profit de toute situation, la construction d’une légende comme c’est ici le cas, donnera naissance à des figurines des amants suicidés. Les fileuses d’hier sont devenues les ouvrières qui empaquètent dans les usines d’aujourd’hui. L’affaire de Daland est bien florissante, le capital sauvé. L’on ne peut pas arrêter le progrès.

Flavio Bandin

 

Le Congrès International des Cercles Richard Wagner à Innsbruck

 

Du 21 au 24 juin 2018, s’est tenu à Innsbruck le Congrès Annuel International des Cercles Richard Wagner.
Trois membres du bureau du Cercle Richard Wagner de Toulouse,  Annie Lasbistes, Présidente, Anne Elizabeth Agrech, Vice présidente et Trésorière Cristiane Blemont, chargée des relations avec le Capitole ainsi qu’ une adhérente  Anne Laure Ghedin ont participé à ce congrès . Continuer la lecture de Le Congrès International des Cercles Richard Wagner à Innsbruck

Christian Thielemann,

Kapellmeister

Par deux fois le cycle complet de la Tétralogie a été donné au Semperoper de Dresde entre le 13 janvier et le 04 février 2018. Christian Thielemann dirigeait la Staatskapelle dont il est le chef d’orchestre en titre depuis 2012. La mise en scène était celle de Willy Dicker une reprise de  2001-2003 au même Semperoper. Elle se caractérise par une originalité qui ne pouvait que plaire à Christian Thielemann, du moment que ce qui se donnait à voir, malgré de constantes surprises, maintenait à tout moment le lien avec le récit wagnérien. Et davantage, renchérissait sur les détails rendus perceptibles par l’orchestre en introduisant des jeux de scène éclairant la dramaturgie. Continuer la lecture de Christian Thielemann,

Helen Traubel

  Madame Louise Meyerson Vetta-Karst était une personne très jolie à la constitution osseuse délicate, aux grands yeux bleus verts,  aux lourds cheveux auburn rassemblés au somment de la tête,  à la peau de crème pure, aux noirs sourcils en points d’exclamation. Elle avait un caractère particulièrement dominateur. Par-dessus tout elle aimait chanter et tout de suite après, elle aimait entendre chanter Helen Traubel. Lulu, comme ses amis l’appelaient, avait été très  proche, dans ses jeunes années, de  Chouteau, un chasseur de fourrures et un des premiers  pionniers du poste de commerce de Saint  Louis, Missouri. Très jeune aussi elle avait voyagé en Europe et vécu là-bas pour un temps. Puis elle revint et se maria avec le consul de France de Saint Louis. Six ou sept années plus tard elle divorça, revint en France et entra à la Sorbonne pour étudier la musique durant dix-sept ans. Elle avait tout appris dans ce domaine. Et elle était absolument déterminée à transmettre tout son savoir aux générations futures. Helen Traubel fut l’élue choisie pour recevoir cet héritage. Continuer la lecture de Helen Traubel

Lohengrin, Opéra de Marseille, 2 mai 2018

  Par les temps qui courent nous sommes en droit d’attendre qu’une maison d’Opéra nous présente des œuvres respectant quelques vérités fondamentales telles que  le respect de la conception que l’artiste a imaginé de sa création, la lisibilité de la narration, l’exécution instrumentale et vocale de niveau, des initiatives sur les plans scéniques et décoratifs qui éclairent l’œuvre de perspectives sous-jacentes mais non dévoilées jusqu’alors. Continuer la lecture de Lohengrin, Opéra de Marseille, 2 mai 2018