Pour ceux qui ont vu le Parsifal donné au Théâtre du Capitole
entre le 26 janvier et le 4 février 2020, 
et pour ceux qui ne l’ont pas vu,
voici quelques critiques :
Concert Classique
La Dépêche
Les Echos
Le Figaro
Olyrix
Res Musica
Pour ceux qui ont vu le Parsifal donné au Théâtre du Capitole
entre le 26 janvier et le 4 février 2020, 
et pour ceux qui ne l’ont pas vu,
voici quelques critiques :
Concert Classique
La Dépêche
Les Echos
Le Figaro
Olyrix
Res Musica
Le Figaro du 24 janvier consacre deux pages entières à la passion Wagner qui s’empare des maisons d’opéras françaises en cette année 2020.
Vous trouverez trois articles de la plume des chroniqueurs amoureux de l’opéra du Figaro
Par Thierry Hillériteau
Par Christian Merlin
Par Ariane Bavelier
RENCONTRES ET CONFERENCES
autour de Parsifal

Parsifal Lluis Montane Molfulleda
A l’occasion de la nouvelle production de Parsifal de Richard Wagner que le Capitole de Toulouse offre aux mélomanes, de nombreuses conférences ou rencontre sont proposées aux amateurs d’opéra. Continuer la lecture de Parsifal au Théâtre du Capitole de Toulouse 2020
La nouvelle année 2020 débute sous un ciel clément et le Théâtre du Capitole et son directeur Christophe Ghristi nous font un immense cadeau avec leur nouvelle production de Parsifal.
Les wagnériens toulousains, mais aussi ceux des quatre coins de France et d’Europe, l’attendent avec impatience.
Il est vrai que Parsifal est rare sur la scène toulousaine, bien que la création française de Parsifal ait failli être toulousaine. En effet le directeur du Théâtre du Capitole, Justin Boyer prépare la création française de cette œuvre dès l’annonce de la fin, au 31 décembre 1913, de l’exclusivité des droits détenus par le Festspielhaus de Bayreuth, mais cette création n’eut pas lieu du fait de la guerre franco-allemande survenue en 1914.
Ce n’est qu’au cours de la saison 1927-1928 que les toulousains découvrirent le 21 avril 1928, cette œuvre qui rencontra un très grand succès, le grand ténor Paul Franz était le Parsifal d’une des deux distributions de la série de 6 représentations dirigées superbement par Aymé Kunck, à tel point que le directeur de l’Opéra de Paris, l’immense Jacques Rouché tenta, en vain de lui proposer de prendre la direction de l’orchestre de l’Opéra.
Au cours de la saison 1950-1951, Parsifal fut donné en français par une distribution totalement francophone.

Ce n’est que 10 ans plus tard que Parsifal, revint à Toulouse en version allemande, noté comme excellent, dans la Dépêche du Midi, Fritz Uhl était Parsifal et Rita Gorr Kundry sous la direction d’Arnold Quennet.
En mars 1969, sous la direction du chef franco-hongrois Georges Sebastian, une belle distribution avec Karl Josef Hering (Parsifal), Isabel Strauss, Hubert Hoffmann, Eduard Wollitz et Gustav Neidliger enchante le Capitole.
Enfin, la dernière apparition de Parsifal à Toulouse n’intervient pas sur la scène du Théâtre du Capitole de Toulouse, mais dans la salle qui accueille depuis 1974 régulièrement les concerts de l’Orchestre du Capitole et parfois les opéras, à savoir la Halle aux grains de Toulouse, qui à cette occasion se transforme en un lieu magique selon l’impression qu’en retirèrent ceux qui ont eu le privilège d’assister à ces représentations en mars 1987 (dont plusieurs membres du Cercle Richard Wagner de Toulouse pour lesquelles ces représentations furent peut-être à l’origine de leur passion pour ce compositeur, ou tout au moins y contribuèrent ). La mise en scène et les décors étaient de Jean-Pierre Ponelle, les costumes de Pet Halmen et la direction musicale de Michel Plasson, qui lors d’une de ses rares apparitions dans la ville rose, depuis son départ en 2003 citera cette production comme une de ses grandes émotions musicales dans notre cité. La distribution réunissait dans les rôles principaux, Heinz Jürgen Demitz (Amfortas), Gerold Scheder (Titurel), Peter Meven (Gurnemanz) Barry Busse (Parsifal), Anthony Raffel ( Klingsor) et Nadine Denize (Kundry).
Photo : JC Meauxsoone.
Ce n’est donc que 50 ans plus tard que la sublime musique de Parsifal résonnera dans la salle historique du Capitole de Toulouse dans une nouvelle production mise en scène par Aurélien Bory et dirigée par Franck Beermann avec une magnifique distribution.

Aurélien Bory Franck Beermann


N.Schukoff
Peter Rose
Sophie Koch

Mathias Goerne
Pierre Yves Pruvot
Julien Veronese

En partenariat avec le Théâtre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie, dans le cadre du Portrait/Paysage consacré à Aurélien Bory.
Diffusé sur France Musique le 29 février 2020 à 20h
Durée 5h30
26 janvier et 2 février 15h 28, 31 janvier et 4 février 18h
Le Cercle Richard Wagner de Toulouse Occitanie,
vous propose
![]()
le samedi 11 janvier
à 10h 30
au salon Blanc de l’Hôtel d’Assézat
la conférence donnée par
Gilles Demonet
Professeur à Paris Sorbonne,
Responsable de Master, Administrateur et gestion de la Musique,
Directeur de l’Institut de recherche en musicologie

à propos de
Luther et Wagner

L’Opéra de Brisbane en Australie
propose trois cycles du Ring en 2020 :
1 er cycle : du 10 au 16 novembre 2020
2ème cycle du 19 au 20 novembre 2020
3 ème cycle du 28 au 5 décembre 2020.
La direction est assurée par Philippe Auguin,

la mise en scène Chen Shi-Zheng

avec parmi la distribution, Stefan Vinke, Andreas Conrad, Allison Oakes, Rosario La Spina, Anna Louise Cole.
Les prix vont de 2200, 1800 à 1000 dollars
Les adhérents des cercles internationaux sont prioritaires à partir du 13 juin 2020 pour les réservations.
Wladimir Jurowski
Wladimir Jurowski dirigera un ring complet avec le London Philharmonie Orchestra au «Southbank Center ’s Royal Festival Hall à Londres en 2021.
Les réservations commencent le 4/11/2019.
Klaus Florian Vogt,
Pendant les représentations de Lohengrin qui ont commencé à Hambourg à partir du 22 décembre K F Vogt a eu l’honneur d’être nommé « Hamburger Kammersänger ».

Le Teatro Massimo de Palerme
Le Teatro Massimo de Palerme présente Parsifal en janvier 2020. Changement important dans la distribution, en effet ce ne sera plus Eva Maria Westbroek qui interprètera Kundry mais notre compatriote
Catherine Hunold.
Le metteur en scène Harry Küpfer est décédé à l’âge de 84 ans le 30 décembre 2019.
Harry Kupfer était une des personnalités emblématiques du Regietheater. Il avait mis en scène notamment la Tétralogie en 1988 au festival de Bayreuth.
Un Ring à l’Opéra Royal de Versailles!! 
Le Ring est prévu à partir de juillet 2020 et sur 4 ans en version de concert. Ce projet coïncidera cet été avec les 250 ans de la salle et en 2024 ( année où il prend fin ) avec les 150 ans de l’achèvement du cycle opératique.
Tugan Sokhiev
Tugan Sokhiev, chef d’orchestre russe d’origine ossète qui est à la tête de l’Orchestre du Capitole de Toulouse depuis 2008 restera à sa tête jusqu’en 2021.

Isolde par Gaston Bussière
Nina Stemme a été récompensée du prix Birgit Nilsson le 11 octobre 2018. Ce prix, voulu par la cantatrice elle-même quelque temps avant sa disparition, est décerné tous les deux ou trois ans à l’Académie Royale de Stockholm. Placido Domingo en2009, Ricardo Muti en 2011, l’orchestre Philarmonique de Vienne 2014. Le prix Birgit Nilsson est doté de la somme d’un million de dollars. Continuer la lecture de Poésie d’Isolde
Le Cercle Richard Wagner de Toulouse Occitanie,
vous propose
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le lundi 16 décembre
à 14h 30
à la salle du Sénéchal,
17 rue de Rémusat à Toulouse
la conférence donnée par
Bernadette Fantin-Epstein
RICHARD WAGNER ,
un grand romantique
allemand

Le Cercle Richard Wagner de Toulouse Occitanie,
vous propose
le samedi 14 décembre
à 10h 30
au salon Blanc de l’Hôtel d’Assézat
la conférence donnée par
Michel OLIVIE
secrétaire général du Cercle Richard Wagner de Toulouse Occitanie
« Les musiciens aimés de Richard Wagner »

Pascale Robert-Diard relate dans un article du Monde du mercredi 20 novembre comment Pierre Joxe, ancien ministre de l’Intérieur, puis de la Défense de François Mitterrand, appelle Richard Wagner à son secours pour dénoncer l’accusation mensongère dont il estime avoir été victime deux ans auparavant par une jeune normalienne agrégée d’allemand, fille d’un ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

Illustration d’Arthur Rackham pour l’Or du Rhin
Alexandra Besson face à Pierre Joxe, l’affrontement de deux pouvoirs à la barre : L’ex.ministre poursuit la jeune femme en diffamation. Elle l’accuse d’ agression sexuelle.
Pierre Joxe est «encore plus indigné qu’il y a deux ans ». Alexandra Besson « persiste et signe». L’un et l’autre sont tendus par l’enjeu, lundi 18 novembre, devant le tribunal de grande instance de Paris, où le premier poursuit la seconde pour «diffamation». Mais dans ce duel de mots qu’est une audience devant la 17e chambre, l’énarque de 84ans, ancien ministre, ancien président de la Cour des comptes, ancien membre du Conseil constitutionnel, devenu avocat, et la jeune écrivaine de 30 ans, diplômée de Normale Sup et agrégée d’allemand, sont à armes égales.
Pierre Joxe s’avance devant le tribunal : «Il y a deux ans, madame Bessona commencé à me diffamer publiquement. Puis elle m’a injurié en me traitant de menteur et de lâche. » Alors que venait d’éclater la tempête soulevée par l’affaire Weinstein, à l’automne 2017, Alexandra Besson avait raconté sur son blog une agression sexuelle dont elle disait avoir été victime, sept ans plus tôt, à l’Opéra Bastille, lors d’une représentation de L’Or du Rhin, de Wagner, de la part de son voisin, un «vieux monsieur» accompagné de son épouse. Elle évoquait d’insistantes et répétées pressions sur ses cuisses et jusqu’à son entrejambe, qui ne se seraient interrompues qu’après qu’elle eut planté ses ongles dans la main baladeuse. Elle décrivait son agresseur comme un «ancien ministre de Mitterrand, membre de plusieurs gouvernements », «figure régalienne», «grande figure de gauche», décoré de «l’ordre national du Mérite» et de «plusieurs autres ordres européens ».
« Présomption de vérité»
Le nom de Pierre Joxe n’était publié qu’un peu plus tard, sous la signature d’une journaliste de L’Express, Elise Karlin, qui avait interrogé la jeune femme. L’ancien ministre s’est prudemment gardé de poursuivre aussi l’hebdomadaire. « Pierre Joxe énumère les incohérences quant aux circonstances objectives » du récit de la jeune femme. Il offre en quelque sorte la preuve par Wagner lui-même. Alexandra Besson avait écrit qu’elle s’était aussitôt confiée à son père, qui l’aurait rejointe à l’entracte». » «Depuis sa création, en 1854, Rheingold est toujours joué sans entracte», rappelle-t-il. Quant à cette autre phrase du blog – «Je n’arrivais pas à me concentrer sur la mort des dieux et les vocalises de la cantatrice» -, Pierre Joxe observe avec la « même autorité que, dans l’opéra de Wagner, ce n’est pas dans L’Or du Rhin mais dans Le Crépuscule des dieux que s’achève le règne de ces derniers. Autant d’éléments, dit-il, «qui me mettent hors de cause ». Il ajoute : «Jamais je ne me suis conduit comme elle le raconte, ni à 20 ans, ni à 40, ni plus tard. Ceux qui me connaissent le savent. »
A la figure régalienne succède la normalienne. Avec la même aisance de mots que son prédécesseur, Alexandra Besson raconte la scène telle qu’elle l’a vécue ce soir-là au rang 15 de l’Opéra, réservé aux personnalités et dont elle bénéficiait grâce à son père,Eric Besson, alors ministre de Nicolas Sarkozy: «Je ne connaissais pas ce vieux monsieur. Dès le début, il a touché ma cuisse. Je pensais qu’il cherchait l’accoudoir, j’ai gentiment repoussé sa main, mais il a recommencé. J’ai demandé à l’officier de sécurité de mon père qui il était, il m’a dit que c’était Pierre Joxe. J’ai vérifie sur Google et je l’ai reconnu. » Si elle admet avoir commis une erreur en évoquant un entracte – son père, dit-elle, était venu l’attendre en voiture à la fin de la représentation -, elle confirme lui avoir fait aussitôt la confidence de l’agression: «Il voulait que je porte plainte. Mais j’étais étudiante à l’ENS, dans un milieu très politisé et mon père était ministre. Puis est arrivé #metoo. Je me sentais solidaire de.ce mouvement et j’ai décidé que ce serait lâcheté de ma part de ne pas raconter ce qui m’était arrivé. Ce n’était pas une accusation, c’était un témoignage.»
La jeune femme sait que, dans cette procédure pour diffamation, elle sera jugée sur sa bonne foi et son absence de volonté de nuire. «Ce que j’ai écrit est l’exacte vérité et monsieur Joxe le sait très bien. J’aurais accepté ses excuses.Qu’il me dise que c’était un moment d’égarement. Au lieu de cela, il m’a insultée et traitée de menteuse.» Elle précise: «Je sais qu’il faut respecter la présomption d’innocence. Mais quand une victime vient témoigner, il doit y avoir une présomption de vérité. Ce qui est stupéfiant, c’est qu’au moment où on parle on se retrouve coupable. Moi, je suis une, petite princesse blanche, j’ai une famille qui me soutient, j’ai un travail, j’étais dans une position qui me donne le pouvoir de parler.» Sa famille est là, d’ailleurs. Sa mère, universitaire et écrivaine, assise à ses côtés sur le banc. Son père, cité comme témoin. qui confirme à la barre l’intégralité du témoignage de sa fille. « Quelle notoriété aurait elle recherchée en racontant avoir été tripotée à 20 ans par un vieux monsieur à l’Opéra? ».
L’un fait rempart de sa carrière et de sa réputation. «Figure de la Ve République, icône de la démocratie», plaide l’avocat de Pierre Joxe, Jean-Yves Dupeux. L’autre dresse l’époque en bouclier « Universitaire agrégée », porte-parole d’un « débat social, d’intérêt général dans la foulée des révélations de l’affaire Weinstein », dit Jean-Marc Fedida, en défense d’Alexandra Besson. Le tribunal s’est donné jusqu’au 22 janvier pour trancher.
PASCALE ROBERT-DIARD