La conférence du 12 mars 2022 à propos de la Walkyrie

la conférence du samedi 12 mars

initialement prévue à l’Hôtel d’Assézat change de lieu :

Attention:

transfert
d’horaire et de lieu,
14h30
à la Maison de la Citoyenneté
5, rue Paul Mériel.
Près de la Place Occitane,

entre rue Saint Jerôme et rue Maurice Fonvieille.

La conférence

  DE L’ANNONCE DE LA MORT

 (LA WALKYRIE ACTE II)

 

est donnée par

Jean-Jacques Cubaynes

 Jean-Jacques Cubaynes, artiste lyrique est  Directeur artistique du festival Déodat de Séverac et de nombreuses manifestations musicales à Toulouse.

Rendez-vous du CRWT à Assézat février 2022 : Bach et Wagner

Le Cercle Richard Wagner  de Toulouse Occitanie,

vous propose

le samedi 5 février 2022

à  10h 30

à la salle Clémence Isaure à l’Hôtel d’Assézat

la conférence donnée par

Frédéric Sounac

Wagner  et Bach

FREDERIC SOUNAC est maître de conférence en littérature comparée à l’Université Jean Jaurès de Toulouse, habilité à diriger des recherches. Il se consacre principalement à l‘étude des relations entre littérature et musique. Il a dirigé et codirigé de nombreux ouvrages, publié de nombreux livres, des pièces de théâtre musical et deux romans Agnus Regni (2009, Délit Editions) et Tue-Tête (2016 chez Pierre-Guillaume de Roux).

 Son actualité 2022 est la publication aux éditions Aedam Musicae d’un ouvrage en deux tomes intitulé « BLACKBACH, MELANOGRAPHIE CULTURELLE D’UNE VALEUR « « … ces deux épais volumes de BLACK BACH sont le fruit d’un certain nombre d’années de travail ! Pour les amoureux de Jean Sébastien Bach et de son art, même s’il s’agit là d’en explorer ( dans la littérature, les écrits musicographiques, la philosophie, le cinéma, la culture pop) la postérité la plus inattendue, sombre, et parfois effrayante… » Frédéric Sounac.

 

 

 

 

 

Passe vaccinal obligatoire.

 

 

Rendez-vous du CRWT à Assézat janvier 2022

Le Cercle Richard Wagner  de Toulouse Occitanie,

vous propose

dans le cadre

de la semaine franco-allemande

                                                            

 

le samedi 22 janvier 2022

à  10h 30

à la salle Clémence Isaure à l’Hôtel d’Assézat

la conférence donnée par

Bernadette Fantin Epstein

 

Richard Wagner,

et

la Belle Epoque

 

Henry Gauthier-Villars, dit Willy, l’homme à la mode du Tout-Paris de la Belle Époque, signe « L’Ouvreuse du Cirque d’été », des articles de critique musicale où sa plume spirituelle, pertinente et moderne,  joue avec les célébrités du monde de la musique.

« Wagner : partout ! », indique l’index des recueils de Lettres, car l’Ouvreuse défend Wagner, violemment discuté pour des raisons  étrangères à l’art.  La vie musicale de l’époque revit dans une mise en théâtre de héros tels Charles Lamoureux et Édouard Colonne. Escapades en province, à l’étranger, à Bayreuth où la mode conduit tout wagnérien. Germaniste brillant et fin musicologue, Willy domine parfaitement son sujet et  multiplie les publications variées: presse, romans légers et essais sérieux. Une carrière méritant d’être connue après les dénis indécents de Colette, son épouse injuste et ingrate.

 Bernadette Fantin-Epstein a fait sa carrière universitaire à Toulouse-Jean-Jaurès comme maître de conférences en Littérature comparée (spécialité : Lettres-Musique) y dispensant un enseignement autour de l’opéra, avec un cours de licence uniquement consacré à l’œuvre de Wagner ; en tant que directeur de recherches, elle a programmé des séminaires de master et dirigé des masters et des thèses portant sur Richard Wagner et le wagnérisme. Elle a publié Wagner et la Belle Epoque – Le regard de Willy (éd. Editions Universitaires du Sud, Toulouse, 1999), écrit de nombreux articles sur Wagner et contribué à l’élaboration du Dictionnaire encyclopédique Wagner de Timothée Picard (éd. Actes Sud – Cité de la musique, 2010). Elle participe toujours aux travaux de l’IRPALL et du LLA (recherche) à l’université Toulouse II. et est membre du Bureau du Musée Virtuel Richard Wagner  et du Cercle Richard Wagner Toulouse Occitanie.

Elle pourra à cette occasion dédicacer  son ouvrage de Wagner et la Belle Epoque .

 

Passe sanitaire obligatoire.

 

 

Rendez-vous du CRWT à Assézat, décembre 2021

Le Cercle Richard Wagner  de Toulouse Occitanie,

vous propose

                                                            

 

le samedi 11 décembre 2021

à  10h 30

à la salle Clémence Isaure à l’Hôtel d’Assézat

la conférence donnée par

Michel Olivié

secrétaire général du Cercle Richard Wagner de Toulouse      professeur de philosophie, Continuer la lecture de Rendez-vous du CRWT à Assézat, décembre 2021

Rendez-vous du CRWT à Assézat, novembre 2021 : Wagner et la France

Le Cercle Richard Wagner  de Toulouse Occitanie,

vous propose

                                                            

le samedi 27 novembre 2021

à  10h 30

à la salle Clémence Isaure à l’Hôtel d’Assézat

la conférence donnée par

Joëlle Farenc

Professeur agrégée de musique et sculptrice

Richard Wagner et la France : 
de l'amour à la haine,

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Christophe Ghristi et Wozzek

Le Cercle Richard Wagner de Toulouse a reçu le 26  octobre 2021 à la Maison de la Citoyenneté rue Paul Mériel, Christophe Ghristi directeur artistique du Théâtre du Capitole.

Avec beaucoup de gentillesse Christophe Ghristi a présenté toute la saison d’opéras du Théâtre du Capitole et plus particulièrement l’œuvre à l’affiche au mois de novembre : 

Wozzeck d’Alban Berg. 

Christophe Ghristi  rappelle que ce chef d’œuvre  unique du répertoire du XXe siècle n’est pas régulièrement joué sur les scènes d’opéra.

La dernière fois que cet opéra était joué à Toulouse , c’était en 1995.  C’est une œuvre forte, un drame humain, qui ne peut laisser  personne insensible, un coup de poing à l’estomac servi par une musique atonale envoutante, et à Toulouse par une formidable mise en scène de Michel Fau dans un décor cauchemardesque, mais coloré d’Emmanuel Charles, des chanteurs acteurs éblouissants et un orchestre  et des chœurs conduits d’une main de maître par Leo Hussain .

Voici quelques liens pour lire des critiques qui ne peuvent que vous encourager à tenter d’obtenir des places pour les deux dernière représentations du 23 et du 25 novembre :

https://www.resmusica.com/2021/11/21/wozzeck-au-capitole-un-fou-dans-un-monde-de-fous/

Wozzeck ou l’illustration parfaite de la réussite en opéra (culture31.com)

https://www.forumopera.com/wozzeck-toulouse-le-cauchemar-de-lenfant-de-wozzeck

Stéphane Degout – Wozzek et Sophie Koch – Marie .

Pour ceux qui n’auront pas pu voir cette magnifique production,  France Musique retransmettra son enregistrement audio le 18 décembre à 20h, et vous pourrez retrouver seulement les voix de ses splendides interprètes et l’orchestre du Capitole de Toulouse .

Ce 21 novembre  2021, Anne-Elizabeth Agrech.

Wozzeck, opéra en trois actes sur un livret du compositeur d’après Georg Büchner.

Mise en scène : Michel Fau.
Décors : Emmanuel Charles.
Costumes : David Belugou. 
Lumières : Joël Fabing. 
Avec : 
Stéphane Degout, Wozzeck ;
Sophie Koch, Marie ; 
Wolfgang Ablinger-Sperrhacke : le capitaine ; 
Falk Struckmann : le docteur ; 
Nikolai Schukoff, le tambour major ;
Thomas Bettinger, Andres.
Anaïk Morel : Margret ; 
Matthieu Toulouse : premier ouvrier ; 
Guillaume Andrieux : Deuxième ouvrier ; 
Kristofer Lundin : un idiot ; 
Dimitri Doré : l’enfant de Marie. 

Chœur et maîtrise (direction : Gabriel Bourgoin) et orchestre national du Capitole. Direction : Leo Hussain

 

Programme de la saison 2021-2022 du Cercle Richard Wagner de TOULOUSE OCCITANIE

L’épidémie de Covid qui sévit depuis mars 2020 et les mesures sanitaires imposées nous ont conduits à annuler à partir de mars 2020, l’essentiel de nos activités, aussi   plusieurs conférences programmées  pour les  saisons passées sont de nouveau programmées.

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Vivre avec et pour la musique selon Fürtwangler

A l’occasion de la sortie chez Warner Classics d’un coffret des enregistrements faits par Wilhelm Furtwängler, Christian Merlin publie dans le Figaro de ce 30 septembre  brossant un rapide portrait de ce grand chef.

Wilhelm Furtwängler dirigeant l’Orchestre philharmonique de Berlin, au Titania-Palast, à Berlin-Steglitz vers 1950. akg-images

Un coffret de 55 CD dédié à l’un des plus importants chefs d’orchestre de l’histoire du classique permet de comprendre qu’il était autant un créateur qu’un interprète.

Le coffret de 55 CD que Warner Classics consacre à l’art du chef Wilhelm Furtwängler (1886-1954) est un événement capital. Furtwängler incarna la quintessence du chef d’orchestre visionnaire, et la fascination qu’il exerce est à la mesure de la détestation dont il peut être l’objet: on est pour ou contre, jamais au milieu. Après des débuts pour le moins laborieux, ce fils d’un archéologue découvreur du site d’Égine, en Grèce, devient en 1922 la personnalité musicale la plus influente de l’aire germanophone, en succédant à Arthur Nikisch, son modèle, dans ses fonctions de directeur musical du Philharmonique de Berlin et du Gewandhaus de Leipzig. Incarnant la rivalité entre Berlin et Vienne, il ajoute en 1927 la direction des concerts du Philharmonique de Vienne, mais refusera la direction de l’Opéra de Vienne, incompatible avec ses obligations berlinoises: blessure pour les Viennois avec lesquels il gardera cependant un lien ininterrompu.

 Cet idéaliste du XIXe siècle se trompe sur l’avenir de Hitler, déclarant six mois avant son accession au pouvoir: «Jamais ce camelot à la parole chuintante ne jouera un rôle quelconque dans la politique allemande.» Admiré du Führer, il est resté en Allemagne pendant le nazisme. On sait que, au début, il fit son possible pour éviter les lois antisémites au Philharmonique de Berlin et joua les musiques interdites. Goebbels se méfiait de lui, Himmler le mit sous surveillance, Goering propulsa le jeune Karajan pour le concurrencer. Mais son attitude resta ambivalente, et lors de la procédure de dénazification, le général McClure (incarné par Claude Brasseur dans la pièce où Michel Bouquet était Furtwängler) lui reprocha d’avoir donné une «aura de respectabilité au régime».

À l’écrivain Thomas Mann, exilé aux États-Unis, qui se demande comment Furtwängler peut diriger Fidelio dans l’Allemagne de Himmler sans avoir envie de se prendre la tête entre les mains, il réplique: «Thomas Mann croit-il vraiment que dans l’Allemagne de Himmler on ne devait pas jouer Beethoven? Ne peut-il réaliser que les gens n’ont jamais eu autant besoin d’entendre Beethoven et son message de liberté et d’amour humain?» Le drame, c’est qu’ils ont raison tous les deux. En enregistrant avec lui en 1947, Yehudi Menuhin le blanchit avec beaucoup de noblesse.

Son approche de la musique était liée à une vision philosophique de l’art. La musique relevait pour lui d’une expérience vécue, irrationnelle. Il considérait l’œuvre comme un organisme vivant doté de sa croissance et de ses transformations, semblable à la métamorphose des plantes. D’où sa conception souple du tempo, jamais métronomique, tout en transitions. C’est pourquoi on l’a toujours opposé à l’autre pôle que représentait Arturo Toscanini, avec sa recherche de clarté, d’exactitude, de symétrie.

Érudition captivante

On l’accusa d’imprécision, ironisant sur sa gestuelle floue, mais entendre un orchestre qui attaque ensemble ne l’intéressait pas. En réécoutant ces interprétations, on a plus d’une fois l’impression que, lorsque l’orchestre démarre, le son avait déjà commencé. Ses interprétations se développent sur de grandes arches, plus importantes que la précision du détail. On en a conclu qu’il était hostile au disque, à cause de son découpage en séquences. Cette intégrale permet de se rendre compte qu’il n’en est rien, et qu’il s’est laissé très tôt convaincre de l’importance de ce nouveau moyen de communication: ses premiers enregistrements datent de 1926.

Le coffret réunit la totalité des enregistrements commerciaux de Furtwängler. Ceux réalisés en studio, mais aussi quelques live expressément destinés au disque, comme la célébrissime Neuvième de Beethoven à Bayreuth en 1951, mais aussi de captivants extraits wagnériens de 1937 à Londres, avec une distribution vertigineuse. La plupart sont du catalogue EMI (His Master’s Voice fut son plus fidèle éditeur), mais on trouve aussi les enregistrements pour DG et Decca. Le travail éditorial de Christophe Hénault est exemplaire de rigueur: chaque fois que c’était possible, les matrices originales ont été retrouvées, les prises additionnelles ajoutées, et la restitution sonore est un modèle du genre. Le texte de présentation de Stéphane Topakian remet en perspective l’histoire de Furtwängler au disque avec l’érudition la plus captivante.

 Les orchestres sont principalement les Philharmoniques de Vienne (58 enregistrements) et Berlin (43). Les compositeurs les plus présents sur les 55 CD sont Wagner (24 œuvres), Beethoven (22) et Brahms (10), avec d’intéressants pas de côté vers Tchaïkovski ou des pièces de genre. La logique éditoriale laisse de côté la discographie live, véritable forêt vierge. On n’y trouvera donc pas la Première de Brahms à Radio Hambourg, ni les concerts et opéras de Salzbourg. Pas même une symphonie de Bruckner complète, puisqu’il n’a pas enregistré en studio ce compositeur cher à son cœur. Quant aux incroyables bandes radiophoniques de la guerre, plus survoltées que les disques plus tardifs, le label du Philharmonique de Berlin les a réunies en 2019 en un coffret de 22 CD. Ce que nous offre Warner aujourd’hui, c’est de disposer dans toute sa vérité du legs officiel d’un chef créateur autant qu’interprète, pour qui la musique avait partie liée avec la transcendance.  

 

POUR RAPPEL, voici le lien avec l’article de Michel Olivié paru dans la revue 2017 de notre cercle, à propos de ce  grand chef d’orchestre

 

Association qui regroupe des passionnés de l’œuvre du compositeur romantique allemand, Richard Wagner